L'impermanence - Bouddhisme

Bouddhisme, Méditation -

L'impermanence - Bouddhisme

Qu'est-ce que l'impermanence ?

 

L'impermanence est le premier sceau du Dharma que Bouddha enseigne.

« La seule loi de l’univers qui ne soit pas soumise au changement est que tout change, tout est impermanent », Bouddha

 Bouddha évoque l’impermanence dans presque tous ses enseignements. L'impermanence c'est une forme qui signifie que tout a une fin, tout change. Il faut donc comprendre que tout ce qui naît ne meurt pas forcément mais change obligatoirement.  C'est vrai, quand on naît on ne reste pas bébé, il n’existe pas de corps humain identique de la naissance à la mort.

 « La seule chose qui ne change pas est le changement », Bouddha

 

Comment agir face à l'impermanence ?

Pendre conscience de l'impermanence et l'accepter nous aidera à être plus heureux car si nous n'arrivons pas à assimiler cela, nous lutterons contre le changement donc ne serons pas heureux car le changement ne peux pas s'éviter. 

Femme représentant la vieillesse

  •  Exemple : si on n’accepte pas l’impermanence du corps nous allons souffrir quand nous vieillirons et que les premières marques de vieillesse apparaîtront.

La vieillesse du corps est quelque chose de naturel et inévitable, plus on va lutter plus on sera malheureux. Cette peur de vieillir va provoquer en nous un stress et ne fera qu'empirer la situation car le stress est un facteur de vieillesse. Au contraire, si on accepte de vieillir à partir du moment où on naît, on ne sera pas stresser psychologiquement donc on vieillira moins vite.

Nous pouvons retenir de tout cela que tout ce qui existe sous une forme, n’existera plus sous cette forme et changera constamment. Une fois que nous avons intégrer cela on se rend compte qu'on peut se rendre soi-même malheureux si on n’accepte pas le changement, ça reviendrait à lutter contre quelque chose sans ne pouvoir rien y faire.

Exemple de ce qu'est l'impermanence

  • Exemple : La relation amoureuse. Avant qu’on se mette en couple il y a de fortes chances qu’on ait été amis et si la relation se termine on ne sera plus ami ni en couple, les deux personnes existeront toujours, ça sera seulement la relation entre eux qui aura changé et évolué.  

    En se mettant en couple on sait pertinemment que la relation prendra fin, soit par rupture, soit pas la mort d’une des deux personnes. Alors, si l’impertinence est une loi naturelle et constante, pourquoi est-ce qu’on a autant de mal à accepter les changements qui se produisent dans notre vie ?

    On peut expliquer ça très facilement, en fait sous prétexte de vouloir être heureux on évite de penser à la fin de toutes choses et donc à l’impermanence parce que quand on y pense on souffre, donc on pense que de ne pas y penser nous évitera de souffrir. Ceci est faux, on rapporte juste la souffrance à plus tard parce que comme tout a une fin on sera obligé une jour ou l’autre d’être confronté à cette fin.

    Si on ne se prépare pas à la fin des choses et qu’entre temps on a nié la réalité des choses, tout changement sera souffrance.

    • Exemple : les décès accidentels, au moment de ceux-ci nous n’avons pas eu le temps de se préparer à la mort de la personne alors que dans les cas de longue maladie, nous sommes triste mais il n’y a pas l’aspect traumatisant parce qu’on a eu le temps de s’y adapter un minimum.

      Rôle de la méditation et du Dharma dans l'impermanence 

      méditation bouddhisme statue

       

      C’est pour les raisons précédentes que Bouddha nous a enseigné de méditer sur les causes de la souffrance. Nier les causes de la souffrance ne l’empêchera pas.

      Sans la méditation analytique et le Dharma on essaye d’être heureux en évitant la souffrance en pensant que la souffrance est l’impermanence en elle-même mais en fait, c’est faux, c’est notre attachement qui nous fait souffrir et on peut y remédier en en méditant.

      Comme remède à l’impertinence, Bouddha nous enseigne le non-attachement, on ne peut pas éviter l’impermanence on doit faire avec et l’accepter mais ça ne signifie pas qu’on doit en souffrir.

       

      Non-attachement et détachement 

      Comprendre la nature impertinente de tout ce qui existe c'est de savoir aimer sans s'attacher. Quand Bouddha parle du non-attachement il ne dit pas qu’il faut être dans une forme d’apathie et ne rien ressentir ni pour quelque chose ni pour quelqu'un, pour être détaché de tout, au contraire, Bouddha dit qu’il faut aimer car peut aimer sans s’attacher.

      Attention, il ne faut pas confondre non-attachement et détachement. Le détachement c'est quand nous n'avons rien à faire de rien alors que le non-attachement consiste à avoir conscience de l’impermanence et de l’attachement comme cause de notre souffrance. Le non-attachement est donc un remède à cette souffrance.

      Impermanence ou attachement ? Lequel est responsable de notre souffrance ?

       

      Ce qui nous fait souffrir n’est pas l’impermanence mais notre attachement aux objets, aux personnes.

      Les 5 remémorations à réciter de Bouddha

      L'attachement est la cause de la souffrance, "Dukka".

      Avec l'exemple suivant nous prouvons nos dires : 

      • Exemple : Quand une personne inconnue meurt, nous ne souffrons pas nous ressentons seulement de la compassion. Cependant, quand c’est une personne qui nous est chère nous souffrons. Pourtant, dans les deux cas il s'agit de la manifestation de l’impermanence.

       

      Il faut vivre dans le présent, il ne faut pas penser aux évènements passés, à ce qui nous manque, il ne faut pas non plus penser au futur, aux choses qui pourraient nous faire du mal.

      « Ce n’est pas le changement qui est douloureux mais la résistance au changement », Bouddha

       

      Si on sait que tout ce qui apparaît va disparaître, ça ne sert à rien de s’attacher car ça va nous faire souffrir.

      Quand on est confronté à l’impermanence et qu’on travaille en même temps sur notre attachement pour le réduire on sera alors purifié du karma de l’esprit et on se rapprochera de l’éveil et donc de l’extinction de la souffrance.

      En somme, l'impermanence n'est absolument pas la cause de la souffrance. Ce qui nous fait du mal est l'attachement qu'on éprouve à l'égard d'autrui.