Les Quatre Nobles Vérités - Bouddhisme

Bouddhisme -

Les Quatre Nobles Vérités - Bouddhisme

La naissance des Quatre Nobles Vérités 

Bouddha Gautama était un prince qui vivait dans un château avec son père car sa mère était morte. Enfant, il avait beaucoup de compassion pour les autres et son père en avait peur car il ne voulait pas qu’il s’intéresse plus aux autres qu’à ses fonctions de prince. De ce fait, son père demande à tout le monde de cacher à Bouddha l’existence de la souffrance (maladie, vieillesse, mort) et toutes les personnes du château devaient être jeunes et en bonne santé.

Bouddha statue

Un jour, Bouddha demanda à sortir du château pour voir le monde extérieur alors son père a pris toutes les précautions nécessaires pour qu’il ne tombe sur personne d’âgé, de malade ou de mort. Le désir de son père échoua, Bouddha tomba sur quelqu’un de vieux et ne comprenait pas ce qu’il arrivait à cette personne.

Quand on lui expliqua ce qu’était la vieillesse il fut terrorisé que tous ses proches et lui même allaient être touchés par cela mais aussi par la mort. A ce moment là, Bouddha avait découvert ce qu’était la souffrance, il décida alors de quitter son château en y laissant sa femme et son enfant pour chercher seul, une solution à cette souffrance.

Suite à cela, il médita pendant 7 ans afin de trouver la réponse et la trouva dès qu’il atteint l’éveil, le nirvana. Effectivement, Bouddha s’est souvenu de ses vies antérieures et s’est rendu compte que ce qui souffrait ce n’était pas nous, pas notre esprit mais notre égo.

Bouddha laissa passer 40 ans avant d’en parler car il n’avait aucune idée de comment les gens allaient le prendre, ce fut son premier enseignement. Le bouddhiste découle de cet enseignement de base, les Quatre Nobles Vérités. 

1ère Noble Vérité : La Vérité de la souffrance

 

 

  • D’après le Bouddha il faut accepter le mal-être car il touche tout le monde, toutes les populations, riches ou pauvres. La première étape est d’accepter que tout dans la vie est souffrance, la naissance, la maladie, la vieillesse, la mort mais aussi les émotions comme la colère, la tristesse et la jalousie. Ici, on appelle la souffrance « Duhkha » c’est un terme impliquant la souffrance physique, morale, affective et mentale. Bouddha explique que la souffrance provient également de l’ignorance, de la confusion mentale (haine, obsession ,désir). Jamais nous trouverons un moment de paix véritable à cause de ça. Savoir reconnaître que la souffrance existe est très important car parfois nous souffrons mais nous prétendons le contraire donc nous n’avons aucune chance de guérir de ce mal. La souffrance provient de notre égo donc de l’ignorance que nous ne sommes pas notre égo. C’est notre corps qui souffre, pas nous, pas notre esprit.

 

Comme a dit Bouddha, il y a toujours une possibilité de souffrance sous-jacente à toutes les situations d’existence car notre existence est conditionnée alors nous ne sommes pas réellement libre.

 2ème Noble Vérité : La Vérité de l’origine de la souffrance

D’où vient la souffrance ?

  • Effectivement, si nous fuyons la souffrance nous ne pourrons pas connaître sa nature voilà pourquoi il faut l’accepter. C’est comme le médecin, il doit connaître l’origine de la maladie pour la guérir. Et oui, pour résoudre un problème il faut avoir connaissance de sa cause.
  • Une fois que l'on a compris que dans le vie tout est souffrance on peut trouver une solution pour ne plus la ressentir. On se dit que l’origine de la souffrance est la naissance, la maladie, la vieillesse et la mort mais en fait ce que Bouddha a découvert c’est que la souffrance vient de l’ignorance de notre vraie condition. On possède tous la nature de Bouddha en nous, on a tous quelque chose qui n’est pas vraiment nous. Notre corps, nos pensées c’est ce qu’on appelle notre égo donc forcément on va être persuadé que c’est nous qui sommes vieux, malades… Mais en fait, ce n’est pas vraiment nous, c’est notre corps qui subit cela. Cependant, on ne peut pas nier la souffrance car elle existe vraiment, quand on se fait mal on a réellement mal. Il faut savoir qu’on n’a pas eu qu’un seul corps, celui dans lequel on est, n’est pas l’unique, l’égo change selon les vies. Dans le bouddhisme il faut penser aux vies passées ainsi qu’aux futures, quand on meurt c’est notre corps qui meurt rien ne nuit à notre renaissance. L’esprit n’a pas besoin du corps pour exister, il a besoin du corps seulement pour se manifester, pour faire des choses dans le monde physique.
  • L’égo ne peut pas exister sans le corps, quand on naît, quand on vieillit, quand on est malade et qu’on meurt c’est notre égo qui subit tout cela et non notre esprit. Ce qu’a essayé d’expliquer Bouddha c’est que notre esprit est impermanent, interdépendant mais ça ne veut pas dire qu’il est soumis à la mort, on appelle cela la vacuité.

Aussi, Bouddha a remarqué que nous créons notre propre malheur, on va penser que telle chose est bonne pour nous alors que souvent c’est le contraire. Souvent, on se fait du mal en pensant qu’on va réussir à être plus heureux mais en fait on ne cherche pas les vraies causes de notre bonheur, on ne fait qu’accentuer notre malheur. Par exemple, quelqu’un de très attaché à l’argent va penser qu’il lui faut de plus en plus d’argent pour être heureux mais c’est faux. Il faut que cette personne essaye le contraire, essaye de s’en détacher parce que plus cette personne aura de l’argent plus elle en voudra.

Mais quand est-ce que cette personne sera enfin heureuse ?

Roue du Dharma
  • Il faut comprendre que ce qu’on recherche et ce qu’on pense être bon pour nous ne l’est pas obligatoirement. Le Dharma nous aide à comprendre cela car à la place de chercher le bonheur dans ce qui est matériel  on devrait le chercher dans ce qui est spirituel. Le vrai bonheur est celui qui vient de la spiritualité et non du matériel car la spiritualité est une véritable libération qui n’est pas temporaire contrairement au bonheur à source matérielle. Encore une fois, dans le cas de quelqu’un qui est attaché à l’argent,  cette personne peut gagner des millions mais si demain elle perd tout et bien il sera encore plus malheureux qu’avant. Tandis que dans le spirituel quand on fait des progrès et des efforts on ne peut que progresser donc ce qu’il faut comprendre quand nous sommes dans le Dharma et qu’on pratique c’est que notre bonheur ne viendra pas des choses matérielles ou physiques mais du bonheur spirituel. Ce bonheur spirituel est la seule chose qui peut vraiment nous rendre heureux car le bonheur matériel est forcément impermanent, ce que nous avons aujourd’hui nous ne l’aurons peut-être plus demain.

 3ème Noble Vérité : La Cessation de la souffrance

La souffrance peut être arrêtée si on reconnait sa cause. Suite à cette reconnaissance on peut voir quelle pratique et quel chemin nous permettra de sortir de cette souffrance. La souffrance existera toujours, au moment où nous naissons nous sommes obligés d’être malade, d’être vieux et de mourir. On ne peut pas être un être humain sans passer par ces étapes douloureuses. Par contre, on peut changer notre façon de voir la souffrance. Nous ne sommes pas dans l’obligation de percevoir cette souffrance comme une catastrophe, nous pouvons voir ces étapes comme des faits qui nous font évoluer.

L’impermanence est au cœur de cette souffrance car quand on naît, on ne reste pas bébé, on grandit on vieillit puis on meurt. On peut voir la souffrance comme quelque chose de tout à fait normal à cause de l’impermanence justement, tout ce qui existe a une fin, change de forme.

Malgré cette normalité, ces choses nous font souffrir car nous avons du mal à comprendre que justement c’est normal d’être malade, de vieillir et de mourir. Cependant, si nous savons que nous ne sommes pas vraiment notre corps nous souffrirons  moins, on se servira de ces faits pour s’épanouir spirituellement, pour travailler sur nous tout en sachant qu’après notre mort nous renaîtrons sous une autre forme.

Si nous sommes bouddhiste et qu’on croit au karma et à la renaissance on saura que cette mort n’est pas vraiment la fin donc, si on sait que la mort n’existe pas vraiment ça ne sera plus une souffrance. Ces étapes sont un passage obligé qu’on soit riche ou pauvre, personne n’a le choix.

 4ème Noble Vérité : La Vérité du chemin

La cessation de la souffrance signifie le début et la manifestation du bonheur.

Ce chemin mène à la cessation de la souffrance c’est le Dharma, ce que Bouddha a fait, méditer sur lui-même pour essayer de comprendre son esprit, la voix du milieu donc qu’il ne faut jamais être dans les extrêmes. Grâce au Dharma on peut sortir de la souffrance en se rendant compte qu’en fait tout ce qu’on vit est illusion, pas des illusions qui n’existent pas du tout car quand on fait quelque chose de physique on le fait vraiment. En revanche, nous savons que nous sommes impermanents, que nous ne sommes pas éternels et si nous sommes là c’est parce que nos parents étaient là avant nous donc n’avons pas vraiment d’existence propre dans le sens ou nous n’existons pas par nous même.

En se rendant compte que la souffrance n’existe pas vraiment, nous nous aidons car nous savons qu’elle n’est qu’illusion. Effectivement on ne souffre pas réellement, c’est une interprétation de la part de notre cerveau, c’est le résultat de causes et de conditions. La souffrance n’existe pas par elle-même. Dans le bouddhisme on appelle la compréhension de tout cela la vacuité, ce qui fait qu’on sera en mesure d’arrêter de souffrir tout simplement parce que on ne verra plus la souffrance comme quelque chose de réel.